L ACHER PRISE...CA FAIT TELLEMENT DE BIEN!
Voici une petite histoire que vous connaissez peut-être et qui illustre bien le propos de cet article. On raconte que dans la forêt équatoriale, un chasseur trappait le singe. Il connaissait bien un de ses travers, ce qui lui permettait de l’attraper vivant et sans la moindre blessure. Après avoir coupé le bout d’une grosse courge, après l’avoir vidée de son contenu et remplie d’une poignée de riz, il la fixait solidement à un arbre. Le singe, attiré par la nourriture, arrivait et y plongeait la main pour saisir le riz. L’ouverture, juste assez grande pour laisser entrer sa main vide, ne lui permettait plus de retirer sa main gonflée par le riz. Refusant de renoncer à son butin, il restait là, prisonnier, assez longtemps pour permettre au chasseur de le prendre tout doucement. 
Pourtant,direz-vous,Il n'avait pas q
u'à laisser la nourriture là et préserver ainsi sa liberté. Cet exemple illustre bien toute la difficulté du lâcher prise dont nous allons maintenant parler. En fait, lâcher prise fait appel à la flexibilité et à la capacité à faire des deuils.
Ce concept peut s’expliquer et s’appliquer de bien des façons. Une manière très simple de l’apprivoiser consiste à l’opposer à son contraire : le contrôle. Tous, à des degrés divers, nous aimons bien avoir le contrôle, que ce soit sur notre travail ou des parties de celui-ci, sur notre vie personnelle, sur nos émotions, sur les autres peut-être. Nous aimerions bien parfois avoir le contrôle sur des événements qui, justement, sont hors de notre contrôle. Lorsque nous réalisons que nous ne pouvons changer ni les événements ni les autres et que nous pouvons seulement changer notre façon de les percevoir, nous sommes dans le lâcher prise. Nous nous donnons alors une chance de vivre moins de stress. De la même façon, lorsque nous modifions notre action pour arriver à un résultat, nous faisons preuve de flexibilité et de notre habileté à décrocher d’une conduite stérile.
Dans tous les événements qui nous arrivent, il est important de faire la différence entre ce que nous pouvons contrôler, ce que nous pouvons influencer et ce que nous ne pouvons ni contrôler, ni influencer. Faire une distinction entre les trois est sans doute une première étape dans le lâcher prise.